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Énergies renouvelables : qui porte vraiment la transition aujourd’hui ?

  • Photo du rédacteur: Charlotte Delavenay
    Charlotte Delavenay
  • 29 janv.
  • 3 min de lecture
À l’échelle mondiale, la capacité installée en énergies renouvelables repose aujourd’hui essentiellement sur trois grandes technologies

On parle beaucoup de transition énergétique. On parle beaucoup des grandes compagnies pétrolières, de leurs engagements, de leurs stratégies « bas carbone », de leur rôle supposé dans la transformation du système énergétique mondial.

Mais lorsqu’on regarde les chiffres, une question simple se pose : qui produit réellement les énergies renouvelables aujourd’hui ? Et surtout : qui porte concrètement la transition ?


Un point de départ factuel : la capacité mondiale installée en renouvelables

À l’échelle mondiale, la capacité installée en énergies renouvelables repose aujourd’hui essentiellement sur trois grandes technologies.

  • L’hydroélectricité, historiquement dominante, représente encore environ 40 à 45 % de la capacité renouvelable mondiale installée. Cette part importante s’explique par des investissements anciens, souvent publics, et par des infrastructures construites sur plusieurs décennies.

  • La croissance de l’hydroélectricité est aujourd’hui plus limitée, mais elle reste un pilier du mix renouvelable mondial.

  • L’éolien représente environ 30 % de la capacité renouvelable mondiale. Il s’agit de l’une des technologies les plus dynamiques depuis les années 2010, portée par le développement de l’éolien terrestre et offshore et par des coûts devenus compétitifs dans de nombreuses régions du monde.

  • Le solaire photovoltaïque représente environ 25 % de la capacité renouvelable installée. C’est surtout la technologie qui concentre la majorité des nouvelles capacités installées chaque année, en raison de la baisse rapide des coûts, de la facilité de déploiement et de sa capacité à s’adapter à de nombreuses échelles, des grandes centrales aux toitures.

Les autres énergies renouvelables — biomasse, géothermie, énergies marines — existent, mais restent marginales à l’échelle mondiale.


Qui détient réellement cette capacité renouvelable ?

Contrairement à une idée largement répandue, ce ne sont pas les grandes compagnies pétrolières et gazières qui structurent ce mix renouvelable.

Les principaux acteurs sont majoritairement des énergéticiens historiquement positionnés sur l’électricité, souvent européens, pour lesquels les renouvelables constituent le cœur du modèle économique :

  • Iberdrola (Espagne), l’un des leaders mondiaux de l’éolien,

  • Ørsted (Danemark), ancien groupe pétrolier reconverti, aujourd’hui leader mondial de l’éolien offshore,

  • Enel Green Power (Italie), filiale renouvelable du groupe Enel, très présente à l’international,

  • Statkraft (Norvège), groupe public historiquement hydraulique,

  • Engie (France), groupe multi-énergies fortement engagé dans les renouvelables et les réseaux,

  • EDP Renewables (Portugal), spécialiste de l’éolien et du solaire.

À ces acteurs s’ajoutent de nombreux pure players des renouvelables et des acteurs publics, ainsi que des entreprises chinoises, la Chine étant aujourd’hui le premier pays installateur de capacités solaires et éoliennes au monde.


Autrement dit, la transition est portée par des acteurs dont le modèle économique est aligné avec les renouvelables, et non par ceux dont le cœur d’activité reste le fossile.


Et les compagnies pétrolières dans tout ça ?

Les chiffres sont sans ambiguïté.


Certaines investissent davantage que d’autres.

TotalEnergies est souvent identifiée comme la plus avancée des majors pétrolières sur les renouvelables, notamment via le solaire et l’éolien. Mais même dans ce cas, les énergies renouvelables restent très minoritaires au regard de l’ensemble de son portefeuille énergétique.

Dire que les majors pétrolières portent la transition énergétique est donc factuellement inexact. Au mieux, elles l’accompagnent à la marge, sous l’effet de la réglementation, de la pression des investisseurs et des attentes sociétales.

Énergies renouvelables

Ce que cela nous dit de la transition énergétique

La transition énergétique est systémique. Elle ne repose pas sur des déclarations d’intention, ni sur la seule bonne volonté des acteurs historiques.

Elle avance lorsque :

  • des modèles économiques alignés deviennent dominants,

  • des politiques publiques claires structurent les investissements,

  • des flux financiers massifs changent réellement de trajectoire,

  • et lorsque la demande sociale exerce une pression durable.

Les chiffres montrent une réalité simple : ceux qui ont le moins à perdre du fossile sont aujourd’hui ceux qui font le plus avancer les énergies renouvelables.


Regarder la réalité pour mieux décider

Comprendre qui détient la capacité renouvelable mondiale n’est pas un exercice idéologique. C’est une condition pour prendre des décisions éclairées, que l’on soit dirigeant, investisseur, décideur public ou citoyen.

La transition énergétique n’est pas un sujet de communication. C’est une transformation profonde des systèmes productifs, des infrastructures, des chaînes de valeur et des usages.

Et cette transformation progresse surtout là où les modèles sont cohérents, les règles claires et la pression collective réelle.

La transition ne se décrète pas. Elle se construit.


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