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ISO 26000 : comment avons-nous pu en arriver là ?

  • Photo du rédacteur: Charlotte Delavenay
    Charlotte Delavenay
  • 29 janv.
  • 2 min de lecture

Historique

Avant d’être une norme, la responsabilité sociétale est d’abord une prise de conscience progressive.

Dès les années 1960, des scientifiques et des penseurs alertent sur les limites d’un modèle de croissance fondé sur l’exploitation illimitée des ressources.

Du premier ouvrage écologique "the Silent Spring", à la création du Club de Rome, puis le rapport Brundtland, le Sommet de la Terre de Rio... une idée s’impose peu à peu : le développement économique ne peut plus se faire sans tenir compte de ses impacts sociaux et environnementaux.

Pendant longtemps, ces sujets restent marginaux. Puis, à partir des années 1990 et 2000, les États, l’ONU et progressivement les entreprises entrent dans le débat.

La question n’est plus de savoir si les organisations ont une responsabilité, mais comment elles doivent l’assumer.


2010 : la naissance de la norme ISO 26.000

C’est dans ce contexte que la norme ISO 26000 est publiée en 2010. Elle est le fruit de plus de cinq années de négociations internationales, réunissant près de 90 pays, 45 organisations et une grande diversité de parties prenantes : entreprises, syndicats, ONG, consommateurs, institutions publiques.

ISO 26000 n’est pas une norme de certification.

C’est un guide, un cadre de référence commun destiné à aider les organisations à comprendre ce que signifie agir de manière socialement responsable, quels que soient leur taille, leur secteur ou leur pays.


Son ambition est simple et exigeante à la fois : donner une définition partagée de la responsabilité sociétale et proposer une méthode pour l’intégrer dans la stratégie et les décisions.


Les 7 principes fondamentaux de la responsabilité sociétale

Selon ISO 26000, une organisation responsable s’appuie sur sept principes fondamentaux :

  1. Responsabilité (redevabilité)

  2. Transparence

  3. Comportement éthique

  4. Respect des intérêts des parties prenantes

  5. Respect de l’état de droit

  6. Respect des normes internationales de comportement

  7. Respect des droits de l’homme

Ces principes constituent le socle de toute démarche RSE crédible. Ils rappellent que la responsabilité ne se limite pas à des intentions, mais engage des comportements et des choix concrets.

Et oui, car il est bon de rappeler quelques grands principes...


Les 7 questions centrales de l’ISO 26000

Pour passer des principes à l’action, la norme identifie sept questions centrales, qui couvrent l’ensemble des impacts d’une organisation :

  1. Gouvernance de l’organisation

  2. Droits de l’homme

  3. Relations et conditions de travail

  4. Environnement

  5. Loyauté des pratiques

  6. Questions relatives aux consommateurs

  7. Communautés et développement local

Ces questions permettent d’analyser les impacts réels, de prioriser les enjeux et d’éviter une approche purement déclarative ou cosmétique de la RSE.

Allez allez, on oublie personne, tout le monde y passe ! Oui oui même la nature !


Ce que dit réellement ISO 26000

ISO 26000 explique comment penser la responsabilité, la structurer et l’intégrer dans les décisions quotidiennes.

Autrement dit, elle pose noir sur blanc ce qui peut sembler évident, mais qui ne l'est pas pour tout le monde : une organisation responsable doit être honnête, loyale, transparente, respecter l’humain, la société et le vivant, et assumer les impacts de ses choix.

Il aura fallu des décennies d’alertes, de crises et cinq années de négociations internationales pour formaliser cela dans une norme de 127 pages.

C’est à la fois simple… et vertigineux.

Le monde des bisounours n'existe pas, mais on peut tendre vers ...

ISO 26000

 
 
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